Découverte de la Vallée Sacrée

Découverte de la Vallée Sacrée

Quand on dit « Cuzco », ceux qui n’ont pas l’âge de se dire « Empereur mégalo » ne peuvent que penser « Machu Picchu ». Et voir surgir en leur esprit une montagne couronnée d’une citadelle en ruine.
Et bien sachez que Cuzco et ses environs sont bien plus qu’une antichambre au Machu Picchu. Ils valent bien quelques jours à s’attarder!

Cuzco, nombril du monde.

Ce sont les incas qui l’ont dit, aujourd’hui les nombreux touristes qui débarquent ici ne les contredisent pas vraiment. Pour notre part, nous sommes heureuses d’arriver ici mi-septembre: si l’ambiance n’a rien des villes du Nord où le touriste peut être une espèce rare, nous ne nous sentons pas non plus submergées. Le soleil n’est pas complètement de la partie, mais nous prenons plaisir à errer dans les rues marquées par l’histoire inca: nombreux sont les bâtiments qui sont construits sur des bases de gigantesques pierres noires, taillées avec une précision millimétrique afin de créer un mur homogène sans nécessiter de mortier.

Rues de Cuzco

Les bâtiments sont construits sur des bases de pierres incas.

 

Le monastère Santo Domingo, construit a l’emplacement de Qorikancha, temple inca majeur, permet de se rendre compte de ce que peuvent donner des bâtiments entiers construits de cette façon. Très impressionnant!

Ruines Inca au monastère Santo Domingo

Ruines Inca au monastère Santo Domingo

 

Mais Cuzco sera aussi pour nous la ville des musées « culture gastronomique » : Musée du Chocolat, ouvert par des français en l’honneur d’un produit locale de forte ampleur… et le Musée du Pisco! Incontournable pour goûter le meilleur « Pisco Sour » (cocktail emblématique du Pérou) de la ville. Merci a Liz, péruvienne rencontrée à Kuelap, pour ses bons conseils!

Plus terre-à-terre mais incontournable en voyage sac-au-dos: Cuzco, c’est l’étape où nous avons pu laver l’ensemble de notre linge! Youhou!!! Un plaisir tout simple mais qui prend toute son ampleur dans ces conditions. Ouf!

 

Pisac, marché artisanal et ruines perchées.

Pisac n’est qu’à 1h de combi (mini-bus local) de Cuzco, et c’est un endroit superbe pour alourdir copieusement les sacs en les chargeant de souvenirs. En effet, le marché artisanal est impressionnant, même si nous sommes passés… un jour où « il n’y a pas marché »!! Ouf, sinon le sac, et/ou le dos, n’auraient peut être pas tenu.

Les innombrables stands du marché artisanal de Pisac

Les innombrables stands du marché artisanal de Pisac

 

Mais Pisac, c’est aussi et surtout une citadelle inca perchée et dispersée sur une crête qui domine la ville actuelle. Sa beauté sauvage tient au cheminement aérien nécessaire pour parcourir ses différents « quartiers », au calme qui y règne… On s’imprègne vite de l’atmosphère, on imagine les bâtiments entiers et vivants: les terrasses en moisson, le centre cérémoniel et le temple résonnant de chants étranges, la zone militaire du cliquetis des armes… Magique, à mon avis incontournable dans la Vallée Sacrée!

Ruines de Pisac

Ruines de Pisac, haut perchées sur la montagne qui domine la ville!

 

Ruines de Pisac

Les ruines de Pisac sont cmposées de plusieurs ensembles parsemées sur la crête.

 

Cavalcade entre Maras et Moray

Assez marché, c’est à dos de cheval que nous décidons de découvrir deux joyaux de la vallée sacrée: les salines de Moras et les terrasses de Moray!

A cheval!

A cheval!

Dans la sierra (montagne) surplombant Urubamba se trouve une source étrange et unique en son genre dans la région: elle est fortement salée!

Dès l’epoque pré-inca, les locaux imaginent la construction d’une myriade de bassins harmonieusement disposés sur le flanc de la montagne. Ce système sera étendu par les incas puis les espagnols. Chaque bassin dispose d’une entrée d’eau directe de la source par un mini-canal. On ouvre celle-ci pour inonder le bassin, puis on la ferme a l’aide d’une pierre. Sous l’action du soleil, l’eau va s’évaporer, le bassin se concentrant en sel jusqu’à ce que celui-ci cristallise, selon le même principe que nos marais salants guerandais! Il est récolté en raclant la surface du bassin, entassé, mis en sachets et commercialisé.

Cela donne des cascades de bassins blancs, crème, roux, dont les bords sont couverts de sel cristallisé sculpté par la nature, scintillant au soleil, le tout couvrant une surface qui parait immense!

Salines de Moras

Cascade de bassins couverts de sel.

Chaque bassin est exploité par une famille de Maras, et se transmet en héritage. On y travaille au besoin le soir, après le travail, ce qui apporte un revenu complémentaire à la famille. Même les enfants participent après l’école! Cela leur permet d’apprendre a exploiter le bassin, ainsi que de savoir quels sont les bassins de la famille.

Récupération du sel à Maras.

Récupération du sel qui a cristallisé.

 

Cavalcade Moras-Moray

Cavalcade en superbe paysage !

Un peu plus loin, après une superbe cavalade, nous arrivons à Moray. Les terrasses de Moray sont un ensemble de terrasses concentriques qui peuvent laisser perplexe. Il s’agit, pense-t-on, d’un laboratoire agricole inca! Car ces terrasses concentrent la chaleur et canalisent le vent. La température grimpe apparemment de 2 degrés a chaise étage! (Nous n’avons malheureusement pu vérifier). Les incas cherchaient ainsi a reproduire, en pleine « sierra » (montagne), à plus de 3000m d’altitude, les conditions de la « selva » (forêt) pour faire pousser des espèces typiques de ces régions. Ils ont été jusqu’à assortir le système d’irrigation des terrasses d’une filtration sur pierres de laves (importées de la région d’Arequipa, a des centaines de kms!) afin que l’eau ressemble a celle de la selva. Impressionnant!

Terrasses de Moray

Les terrasses concentriques concentrent la chaleur!

 

En prime, le ranch « Cuzco for you » que nous avons contacté pour cette balade fait partie d’un projet plus vaste qui vise à l’autosuffisance. J’essayerai d’en parler plus un peu plus tard !

Les ruines d’Ollantaytambo

Ruines d'OllantaytamboNous finissons notre périple en Vallée Sacrée a Ollantaytambo, site d’une victoire glorieuse mais de courte durée de Manco Inca sur les conquistadors. Ici également, la cité est polyvalente : les flancs de la montagne sont couverts de terrasses agricoles, dominées par les restes d’un temple, des bâtiments possiblement militaires. Le village en contrebas a conservé parait-il son plan d’origine, ce qui explique les murs soient de pierre taillée jusqu’à mi-hauteur ainsi que quelques beaux portails de bois. Moins spectaculaire que Pisac, les ruines nous occupent cependant pour attendre notre train, direction Aguas Calientes et le Machu Picchu!

 

7 Comments

  • Majo
    28/09/2013 at 13:03 · Répondre

    bravo pour les photos et les commentaires;quel dommage pour moi!!
    Continue à nous faire partager tes découvertes et ton enthousiasme ,s’il te plait;

  • La cahute de Villechenève
    27/09/2013 at 13:52 · Répondre

    Magnifiques tous ça! Dépaysant! En plus à cheval… J’espère que vous n’avez pas eu trop mal aux fesses!
    Il y a tant de belles choses à voir sur terre…merci de nous en faire profiter!
    Gros bisous de toute la famille et bonne continuation!

    • stephpiou Author
      28/09/2013 at 17:02 · Répondre

      Et non même pas mal le lendemain, ouf 🙂 Trop facile 😉
      J’espère que tout va bien pour les petits et grands habitants de Villechenève !
      Gros bisous

  • Lucie
    25/09/2013 at 21:58 · Répondre

    J’espère que vous avez goûté de bons chocolats et bus de bons cocktails 😉
    Les terrasses font rêver.

  • ChtiteCo&Family
    25/09/2013 at 21:35 · Répondre

    Yipee pour la lessive 😀
    Les ruines et les terrasses réveillent bien l’imagination !

  • Jean-Claude
    25/09/2013 at 18:11 · Répondre

    Effectivement, on se croirait à Guérande.
    Etonnant les terrasses concentriques.

  • Mum
    25/09/2013 at 15:53 · Répondre

    Superbes ces terrasses! On se croirait en effet a Guerande :0)) l’altitude en plus!


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