Entre Cerro Torre et Fitz Roy

Entre Cerro Torre et Fitz Roy

Angry Bird à El Chalten

Vive la Patagonie !

Nous voilà passés en Argentine! Nous réalisons en une journée le trajet Puerto Natales-El Chalten (8h30-13h; 16h30-18h30), où nous arrivons sous un vrai temps patagon : vent chargé de pluie. Poncho de rigueur !

Heureusement les jours suivants sont en majorité beaucoup plus cléments, ce qui nous permet d’arpenter les chemins de randonnée de la zone. Le vent ne nous épargne cependant pas, avec pour effet collatéral de rendre quasi inutilisable la connexion Internet par satellite du village…

 

Vue d’ensemble depuis le point de vue de la Loma.

C’est une randonnée facile qui nous emmène au sud d’El Chalten pour notre première journée sur place. Grâce au temps dégagé, nous profitons d’une montée en T-shirt (et si!!) récompensée par une vue splendide sur le doublé Cerro Torre et Fitz Roy. Voilà une excellente entrée en matière pour rencontrer ces deux monuments de l’andinisme patagon!

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Ambitions douchées

DSC08855_640pxLe lendemain, un nuage noir s’accroche malheureusement obstinément aux sommets. On a beau lui faire les gros yeux, il ne bouge pas d’un poil! Voilà qui douche nos velléités de camping, nous dormirons bien au chaud dans une hostel, quel dommage! 😉 Et pour ne pas « rien faire » de la journée, nous allons déjeuner au pied d’une cascade à une petite heure de marche de la ville. Ici on peut laisser le bénéfice du doute aux gouttes: peut-être viennent-elles de la cascade!

Rando-marathon: gros plan sur les sommets.

Nous avions prévu d’être au pied du Fitz Roy pour le lever de soleil, tant pis, nous nous y rendons de bon matin. La rando commence doucement, mais se termine par une heure de montée sacrément à pic!

On prend une bonne suée avant d’être séchés par le vent glacé soufflant du glacier . Mais quelle vue! Tout cela vaut largement le coup, pour déjeuner au pied du majestueux Fitz Roy, bien placés de l’autre côté du lac turquoise pour observer la vertigineuse voie d’ascension.

Au pied du Fitz Roy !

Au pied du Fitz Roy !

Le vent glacé finit par nous faire fuir (il est quand même suffisamment fort pour soulever des vagues sur le lac, pourtant pas si grand…), et nous faisons face dans la descente à un bouchon de randonneurs. Vite, redescendre au calme et à l’abri du vent!

Panorama à la redescente.

Panorama à la redescente.

Dilemme dilemme: redescendre directement jusqu’au village, ou poursuivre sur une traversée longeant de petits lacs, qui nous emmènerait jusqu’en contrebas du Cerro Torre? Cela correspond à enchaîner sur un deuxième parcours à la journée… Il fait beau et les journées sont longues, autant varier les plaisirs! On y va!

Traversée en bord de petits lacs.

Traversée en bord de petits lacs.

Il est 17h45 quand nous terminons la traversée, pour être confrontés à un nouveau calcul: nous sommes partis depuis 9h du matin. La laguna Torre se trouve une heure plus haut, le village à 2h plus bas. Monter ou descendre directement?

Quand on aime (marcher), on ne compte pas (les heures). Quand on aime (marcher), on ne compte pas (les heures). Hardis, vers le haut! Hop hop! Les jambes commencent tout de même à sentir la fatigue alors que nous longeons de tortueux torrents, à travers une jolie forêt dispersée. Gare aux arbres à moitié déracinés qui agressent le pauvre randonneur dans la lune (une belle bosse pour demain?).

Nous parvenons à la laguna Torre alors que le soleil commence à s’approcher des sommets, baignant le Cerro Torre dans une belle lumière. La vue de l’aiguille, trônant au dessus de son lac parsemé d’icebergs et son glacier récompense largement nos efforts pour arriver là!

Gros plan sur le Cerro Torre depuis son lac en contrebas !

Gros plan sur le Cerro Torre depuis son lac en contrebas!

Superbe lumière sur la laguna Torre.

Superbe lumière sur la laguna Torre.

Sur le chemin du retour...

Sur le chemin du retour…

Il est rapidement temps de faire demi-tour, car l’heure tourne. Nous branchons le mode automatique après toutes ces heures de marche, et arrivons étonnamment vite à El Chalten: il est tout juste 21h quand on aperçoit le village! On n’est pas mécontents quand même de le retrouver, ainsi qu’un gros plat de pâtes et le bon lit!

VTT dans la vallée

Lago del Desierto, point de départ de la balade VTT.

Lago del Desierto, point de départ de la balade VTT.

Histoire de varier les muscles sollicités, nous avons décidé d’enfourcher des vélos le lendemain, dans une formule « pépère »: une camionnette nous emmène en haut de la vallée, jusqu’au lago del Desierto (le « lac du désert »… En pleine forêt… Allez comprendre). Et on redescend à son rythme les 37km jusqu’à El Chalten. Argument choc: avec ce trajet, on a le vent dans le dos! Vu les zéphyrs locaux, cela ne tombe pas dans l’oreille de sourds!

Autre argument pour finir de nous convaincre, le tour part exceptionnellement à 10h plutôt que 8h. Après la rando de la veille, on ne dit pas non. 😉

En plein élan !

En plein élan !

Casque sur la tête, gants aux mains, bécanes et moral gonflés, nous nous élançons depuis le lac. Les paysages sont beaux, avec le gros bémol que l’on est cantonnés à la piste des voitures. Il semble que le développement de la zone est trop récent pour que des pistes « pur VTT » aient été aménagées. Quel dommage…

Nous admirons tout de même quelques cascades et rapides, lacs et formations géologiques intéressantes, et apprécions d’avoir tout notre temps pour la balade.

Aujourd’hui bien sûr le vent est tombé, et ne nous aide pas dans les (rares) côtes! Mais il ne pousse pas trop vite non plus les gros nuages de pluie qui apparaissent dans l’après-midi. Nous terminons de quelques bons coups de pédale devant leur menace, avant d’abandonner les vélos, et leurs selles bien peu confortable!

Au final nous ne sommes pas mécontents de l’expérience, même si cela ne restera pas le souvenir-phare d’El Chalten. À surveiller pour les amateurs, car le potentiel VTT des environs est énorme, pour peu qu’il y ait un minimum d’aménagement!

Et c’est reparti…

Il est déjà temps de repartir pour El Calafate, où il nous reste un jour et demi avant de reprendre l’avion pour la France et Noël en famille. Cela fait vraiment bizarre d’être si proche de la fin de ce long voyage, c’est d’ailleurs la première fois que je le réalise vraiment. Je serai ravie de rentrer pour les fêtes, de revoir tout le monde, et le froid ne sera pas dépaysant ; c’est surtout de quitter un soleil présent de 4h à 23h qui risque d’être rude… Et de quitter ces grands espaces…

En attendant, un dernier bon steak argentin avant d’aller profiter à fond d’El Calafate!

Le steak argentin: il n'a pas volé sa réputation !

Le steak argentin n’a pas volé sa réputation !

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