Îles et rives du lac Titicaca

Îles et rives du lac Titicaca

Port de Puno au petit matin.

Port de Puno au petit matin.

4h30 du matin, nous voilà débarquées, bien réveillées bien sûr, à Puno, sur la rive de l’emblématique lac Titicaca. Nous avons trois jours avant de reprendre l’avion pour Lima, les derniers jours de Margaux au Pérou. Il s’agit d’en profiter et en même temps de lever le pied pour se reposer un peu après notre programme très chargé de ces derniers jours!

Des îles plus ou moins authentiques.

Nous avons pour objectif d’atteindre l’île d’Amantani, où il est possible de loger chez l’habitant. Malgré tous nos efforts, nous n’arrivons cependant pas à échapper à l’arrêt très commercial dans une « Uros », c’est-à-dire une île artificielle de roseau, qui flotte sur le lac.

L’explication n’est tout de même pas dénuée d’intérêt. On nous montre, maquette à l’appui, comment sont construites les Uros.

 

Roseaux et couleurs.

Roseaux et couleurs.

Le charme de l’ensemble est un tantinet moins fort quand on sait que ces gens ne vivent en fait pas là, mais commutent chaque jour depuis la terre ferme. Un boulot comme un autre, mais on aimerait un peu plus d’honnêteté…

Après 4h de traversée somnolente, nous voilà enfin à Amantani! On nous confie à Valentina, amantanienne d’un âge indéfinissable, peu bavarde. Son mari, Lucas, nous accueille lui avec un discours volubile d’une bonne vingtaine de minutes. Il s’agit de s’accrocher, car il parle plus Quechua qu’Espagnol! Avec à peu près un mot un cinq, on recolle comme on peut les morceaux, la conversation se répète quelques fois, on arrive à peu près à se comprendre. Ouf!

Amantani est une des grandes îles du lac Titicaca. Elle compte quelques 4000 habitants, répartis en petits villages, qui accueillent les touristes a tout de rôle. Tous travaillent aux champs: des terrasses qui couvrent les flancs de l’île, et nous paraissent bien peu fertiles en cette saison sèche! Mais Juan-Batista, seul fils de Valentina et Lucas resté sur l’île, arrive bien à ramener, avec sa femme, une variété de patates et de fèves qui nous nourrira tous midi et soir… Nous aidons a préparer les fèves ce qui est un moment d’échange agréable dans une cuisine plus que spartiate, a même le sol. Ils nous expliquent que leurs cultures sont uniquement vivrières: elles ne servent qu’à alimenter la famille. Le tourisme communautaire, en plus de faire connaître la culture de l’île, apporte de quoi acheter les denrées qui ne se trouvent pas sur l’île: sucre, sel, café, produits manufacturés de première nécessité…

La maison familiale existe depuis plusieurs générations. Ici en vivent trois: Valentina et Lucas, Juan-Batista et sa femme et Doris, leur fille de trois ans. D’autres français nous diront que chez leurs hôtes, ce sont quatre générations qui cohabitent! Le tourisme apporte tout de même des points positifs ici: dans un effort d’améliorer la qualité de l’accueil, l’hygiène a progressé, avec un local toilettes-douches carrelé de neuf… Il n’y manque plus que l’eau courante 😉
Mais surtout, l’association communale a permis d’améliorer nettement le système éducatif local. Nous sommes d’ailleurs tombées en pleine fête d’anniversaire de l’ouverture de l’école! Coloré!

Nous grimpons également jusqu’au sanctuaire de « Pachamama », la terre-mère, situé au point culminant de l’île… C’est-à-dire à quelques 4200m au dessus du niveau de la mer! De quoi être un peu essoufflées et pas tout à fait réchauffées! Mais la vue est splendide sur le lac, et l’on voit nettement les sommets enneigés sur la rive bolivienne. Voilà qui fait envie…

Sanctuaire de Pachatata depuis celui de Pachamama.

Sanctuaire de Pachatata depuis celui de Pachamama.

Monts boliviens frontaliers.

Monts boliviens frontaliers.

Sur les rives du lac.

Pour varier un peu les plaisirs, nous avons choisi de ne pas rester sur les îles, mais d’avoir un aperçu des rives du lac.

Sillustani est un site archéologique qui se trouve entre Puno et Juliaca, où se trouve l’aéroport. Ici, sur une petite colline (qui culmine quand même aux alentours de 3850m d’altitude!), se dressent des tours funéraires (« chullpas ») d’époques variées. Elles sont cylindriques, de pierres plus ou moins bien ajustées, et toujours vides du fait du passage de pilleurs de tombes. La plus grande fait 12m! La balade qui les relie est très agréable, et le lac Umayo en contrebas superbe. Nous prenons notre temps, en savourant le calme du lieu…

Panorama de "chullpas" funéraires devant le lac Umayo.

Panorama de « chullpas » funéraires devant le lac Umayo.

Le lac Umayo, splendide.

Le lac Umayo, splendide.

La Chullpa Sillustanienne la plus étrange.

La Chullpa Sillustanienne la plus étrange.

Rampe servant à la construction de la chullpa.

Rampe servant à la construction de la chullpa.

 

Et ne regrettons pas d’être venues le matin par nos propres moyens, car a partir de 13h les bus des écoles et tours-opérateurs emplissent le parking, les ruines étant rapidement bondées. Nous partons en gardant notre excellent souvenir de ce lieu paisible!

Voilà un alpaga qui devrait songer à la tonte !

Voilà un alpaga qui devrait songer à la tonte !

3 Comments

  • ChtiteCo&Family
    01/10/2013 at 13:58 · Répondre

    Jolies, les couleurs des écolier(e)s ! Et toujours aussi splendides, les paysages.
    Un peu dommage ce côté « manne touristique », mais c’est une bonne chose que ça fasse vivre les gens…

    • stephpiou Author
      05/10/2013 at 16:28 · Répondre

      Oui c’est ce qu’on se dit, au moins ça leur apporte un revenu…

  • Catherine
    30/09/2013 at 11:08 · Répondre

    C’est magnifique!
    Bon voyage.


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