Les couleurs du Conguillio

Les couleurs du Conguillio

Ça y est, les formalités sont réglées, Lucie dispose d’un laisser-passer qui devrait lui permettre de quitter le territoire, nous pouvons donc quitter le centre du Chili.

Difficile de choisir parmi la flopée de parc nationaux du sud chilien, qui semblent tous plus beaux les uns que les autres dans les guides! Mais le choix s’impose vu le temps imparti. La préparation exemplaire du voyage par les filles facilite bien les choses, et nous commençons par nous diriger vers le Parc National de Conguillio, pas très facile d’accès mais parait-il très beau. Reste le difficile arbitrage entre une arrivée par Melocoton (Melipeuco) ou Curaçao (Curacautin) (et oui, chacun des petits trucs pour retenir les noms exotiques).

Cabane douillette !

Cabane douillette !

Nous avons décidé de loger dans le Parc même, profitant d’une réduction sur une cabane en bois pour nous quatre à l’écolodge « La Baita ». Équipée d’une cuisine et surtout d’un poêle où crépitent les bûches, de couettes moelleuses et de bons matelas, c’est un nid douillet parfait pour de remettre du bus de nuit. Et la salle commune du lodge est plus qu’accueillante, toute de bois et équipée en son centre d’une immense cheminée! Nous sommes très bien accueillies par Francisco qui est aux petits soins pour nous.

Flore indigène et étrange

Arrivées à 13h après un voyage fatiguant depuis Santiago, nous avons à la fois envie de nous poser et de nous dégourdir les pattes. C’est finalement à 16h que nous partons de la « Playa Linda » (la « jolie plage » sur le lac Conguillio) pour nous élever sur le sentier de la « Sierra Nevada ». Une très belle entrée en matière dans ce parc, puisque nous avons des vues imprenables sur le lac Conguillio et le volcan Llaima et découvrons la flore locale: d’immenses Araucania et Coigües qui constituent la population ancestrale de ces versants, et un sous-bois notamment constitué de cousins du bambou nommés Chusquéa.

Pionnières…

Les visiteurs de ce parc se cantonnent visiblement généralement aux petits circuits panoramiques comme celui de la Sierra Nevada. Or nous avons repéré pour notre deuxième jour ici une boucle plus ambitieuse qui nous permet d’approcher du superbe volcan Llaima et d’éviter une longue marche sur la piste sans intérêt. Mais aucune info au lodge! La CONAF, l’organisme qui gère les parcs chiliens, n’est pas très encourageante lorsque nous passons les interroger. Sans doute notre interlocuteur a-t-il peur que les quatre « chicas » qui prétendent à une longue journée de marche ne lui valent une sortie pour les secourir une fois la nuit tombée ; il nous conseille de rester sur les petits sentiers en exagérant les temps de parcours. Heureusement nous avons encore la possibilité d’allier prudence et exploration: la première partie de la boucle est un superbe chemin qui fait partie des classiques conseillés. Il traverse une belle forêt, comprenant notamment « l’Arancaria Madre », le plus grand et plus vieux du parc, avec plus de 1800 ans et 50m de haut!

Araucaria Madre

Araucaria Madre

En voyant que nous mettons nettement moins de temps qu’annoncé pour parcourir la première portion de chemin, nous décidons de tenter la boucle complète. Nous nous élevons sur les flancs du volcan et la forêt s’éclaircit avant de laisser place à un paysage complètement nu, alternant lave et neige en une superbe alternance de noir mat et de blanc scintillant, sous un ciel bleu pur. La lave de pare parfois d’une touche d’oxydes rouge profond. Simplisme et saisissant…

 

À notre retour bien avant la nuit, on nous qualifie de pionnières! Bien exagéré, mais en fêtant cela autour d’un bon repas nous envisageons en toute simplicité de proposer de baptiser le sentier « Cristemalu » en l’honneur de notre randonnée!

5 Comments

  • ChtiteCo&Family
    03/12/2013 at 10:33 · Répondre

    Neige et lave, quel mélange étonnant…
    La fleurs sont très jolies, et les araucarias impressionnants !
    Quant à la cabane, ça donne envie 🙂

  • Jean-claude
    28/11/2013 at 18:24 · Répondre

    Plein les yeux avec ces photos magnifiques et quel team digne d’aventures.
    Une poêlée de marrons chauds dans la cheminée ?
    Bises

    • stephpiou Author
      28/11/2013 at 19:34 · Répondre

      Malheureusement non, il n’y avait pas de marrons, dommage car j’en rêve !

  • annie
    27/11/2013 at 03:26 · Répondre

    Bravo les filles d’etre sortie des sentiers balisés cela nous permets d’avoir de superbes photos
    Profitez bien du soleil
    Bisous

    • stephpiou Author
      27/11/2013 at 19:12 · Répondre

      En fait nous sommes en très grande majorité restées sur les chemins balisés! C’est pour ça que le terme de « pionnières » paraissait quand même un peu exagéré 😉


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