Retour au temps des Découvreurs

Retour au temps des Découvreurs

Les 5 jours que je passe à Punta Arenas en attendant Nicolas marquent la première « vraie » pause dans mon voyage, quelques jours où je m’octroie le droit inimaginable de … ne rien faire !

Il y a quand même ne rien faire et ne rien faire… J’ai tout de même repéré un endroit original qui m’intigue… Un endroit où un passionné et trois charpentiers locaux ont recontruit rien de moins que la Nef Victoria, la caravelle de Magellan, selon les plans historiques.

Maquette et plans de la Nao Victoria.

Maquette et plans de la Nao Victoria.

 

Une reproduction grandeur nature.

Nao VictoriaLa Nao Victoria n’était pas réellement le navire de Magellan, mais faisait partie de sa flotille de 5. C’est pourtant celui que l’histoire a retenu, car c’est le seul des 5 qui soit rentré à bon port.

Pont de la Nao VictoriaCe qui frappe immédiatement dans cette réplique de la caravelle, c’est son aspect riquiqui! 42m de long pour 3,60m de large, il était manœuvré par un équipage de 42 marins. Qui devaient de sentir fort à l’étroit! Certes, dès qu’ils le pouvaient ils mouillaient passaient la nuit à terre, mais il reste toute la durée des traversées des océans! Et quand on voit l’entre-pont de 60cm de haut où ces pauvres bougres dormaient, dans le noir et l’humidité, on se dit qu’il valait mieux être capitaine que moussaillon!

Le charpentier de la Nao Victoria.

Le charpentier de la Nao Victoria.

Autre petit détails réjouissants: le bateau était tellement peu hydrodynamique qu’il fallait le lester avec des pierres pour qu’il ne se retourne pas de suite. Le charpentier était un des personnages les plus importants à bord car il travaillait en permanence à calfeutrer la coque. Et il était nécessaire d’actionner 24h/24 une pompe à main pour vider l’eau de la cale, sinon on coulait direct! Voilà qui met un peu de plomb à l’image romantique des marins découvreurs hardiment perchés sur le mat-de-misaine et scrutant l’horizon d’une longue-vue ; il y avait à bord un quotidien bien plus sordide.

 

Le vent glacé soufflant sur le détroit de Magellan au moment de ma visite aide bien à se rendre compte de ce que pouvait être les conditions à bord… Et encore, sans la pluie ni les embruns!

De nombreux détails ou objets permettent de se projeter complètement dans l’époque, depuis les instruments de navigation aux armes. Un musée très réussi !

Autres navires emblématiques de Punta Arenas.

D’autres navires ont été reproduits, avec une signification spéciale pour Punta Arenas.

Le James Caird est le bateau de sauvetage de 7m dans lequel Ernest Shackleton et cinq de ses hommes parcoururent 1800km afin d’aller chercher de l’aide pour sauver le reste de l’équipage. Une épopée incroyable, quand on voit cette coque de noix ! Ce n’est pas pour rien que l’aventure est aujourd’hui présentée comme une des grandes aventures maritimes de tous les temps…

 

Le James Caird, coque de noix d'Ernest Shackleton.

Le James Caird, coque de noix d’Ernest Shackleton.

 

La goélette Ancud rappelle, elle, l’expédition envoyée par le président chilien Bulnes pour prendre possession du détroit de Magellan. L’expédition ira jusqu’à Punta Arenas, y fondant ce qui se visite encore sous le nom de Fort Bulnes. Plus au Sud, il semble que les conditions météorologiques et l’absence d’indigènes avec qui faire du troc ont découragé les membres de l’expédition.

La Goélette Ancud.

La Goélette Ancud.

 

En cours de construction, on découvre également la coque du HMS Beagle, qui a passé trois ans dans la région, avec à son bord le capitaine Fitz Roy ou de Charles Darwin !

3 Comments

  • Greg Tyrou
    17/12/2013 at 11:52 · Répondre

    Coucou Stef !
    Bravo pour ce voyage et ces tres belles photos. Ca faisait un bail que je n’étais pas retourné sur ton blog, et je dois dire que le Chili (vu de ton appareil) a l’air vraiment magnifique ! Ca me permet de prendre un grand bol d’air 🙂
    A tres bientot,
    Greg

    • stephpiou Author
      19/12/2013 at 22:33 · Répondre

      Merci ! Effectivement le pays est vraiment photogénique ! Et si la grande majorité des vacanciers que j’ai roisés font un doublé Atacama-Patagonie, il me semble que la région du « Sur Chico » vaut elle seule entre 2 et si possible 3 semaines d’exploration ! Ca donne des idées ? 😉
      A très bientôt, gros bisous !!
      Stef

  • Alain Piou
    09/12/2013 at 20:41 · Répondre

    Le top de l’histoire de la marine! Bravo pour cette description précise des bateaux historiques et ces belles photos! A bientôt


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