Sur la route du Grand Nord (du Chili…).

Sur la route du Grand Nord (du Chili…).

Pour ne pas manquer d’explorer l’extrême nord du Chili, je signe pour un tour organisé qui m’emmenera découvrir plusieurs de ses joyaux avec le sympathique guide Ernest et deux compagnons de route, Anna et Karoline, mère et fille suisses.

 

Encore des momies !

Nous démarrons le tour dans les environs d’Arica: le grand marché agricole très coloré, le musée archéologique de San Miguel où se trouvent les momies les plus vieilles du monde aujourd’hui découvertes! Elles datent des Chinchorros, une culture présente dans la région de -6000 à -2000 environ. Les plus anciennes momies sont étranges, car contrairement à tout ce que j’ai vu jusque là, les momies sont faites non seulement en retirant les entrailles des défunts, mais aussi leurs muscles… Ce qui leur donne l’allure de statues dignes de l’Oreille Cassée de Tintin! Les pièces présentées sont en parfait état de conservation, c’est vraiment étonnant! C’est dans doute l’extrême sécheresse de la région qui les a préservés ainsi.
J’apprends aussi que la culture principale de cette région est l’olive! Miam!

Un peu de couleurs au marché agricole :

Nettement moins de couleurs au musée :

AutruchePuis nous déjeunons à Poconchile, dans la vallée d’à côté, où l’animal de compagnie du restaurant n’est autre qu’une autruche… La pauvre est le dernier spécimen d’une tentative ratée pour démarrer un élevage d’autruches pour leur viande, comme cela est fait en Australie.

En plein désert…

Il est vrai que lorsque l’on voit les paysages du coin, on peut penser à l’Australie… On est en plein désert!!! La côte n’est que dunes entrecoupées d’une éventuelle langue de verdure lorsqu’un cours d’eau venu des Andes permet l’irrigation. Plus à l’intérieur des terres, ce sont carrément des montagnes de sable compacté qui s’élèvent: une Cordillère à part, qui longe la côte du Chili jusqu’au sud apparemment. Saisissant!! Pendant des kilomètres, il semble ne pas y avoir un seul être vivant dans les environs, ni animal, ni végétal. Puis apparaissent des cactus « candélabre » pour égayer un peu le paysage…

Après pas mal d’efforts (de la part du mini-bus), revoilà le paysage maintenant familier des Andes. En vue du volcan Taapaca se niche le village de Socoroma, dont l’église très jolie au toit de paille a été restaurée en 2001 après avoir été détruite pas un tremblement de terre. Apparemment le village est aussi connu pour produire le meilleur origan du Chili, avis aux amateurs de pizzas 😉

Putre, son cañon et le volcan Taapaca enneigé.

Putre, son cañon et le volcan Taapaca enneigé.

La première journée se termine lorsque nous atteignons enfin Putre, village millénaire installé près du volcan Taapaca enneigé. Le village semble perdu au milieu de la montagne, au bord d’un cañon. Nous avons droit à un superbe coucher de soleil pour fêter la fin de cette première journée.

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Sur le chemin du Surire

Le deuxième jour est voué au Salar de Surire, étendue de sel laissée par l’évaporation d’un lac particulièrement chargé en minéraux, comme il y en a de multiples par ici.

C’est loin, mais sur le chemin, la faune locale nous gâte, et nous avons l’occasion d’observer de près ou de loin une panoplie d’espèces emblématiques de la région.

De Top Gun à Sting, Ernest nous réserve une sacrée ambiance pour faire passer la route!

Le Salar est superbe, avec de très belles perspectives… Même s’il faut faire abstraction des « habitants » un peu moins naturels qui soulèvent de grands nuages de poussière… En effet les minéraux présents ici attirent du monde, et l’exploitation minière a été autorisée alors même que le Salar est reconnu « Monument Naturel du Chili » ainsi que « Réserve Mondiale de Biosphère » par l’UNESCO…

Nous finissons le tour du Salar avec un déjeuner bien mérité (à 15h…) et un petit bain chaud dans les bains thermaux 100% naturels directement sur le Salar. Au plus chaud, l’eau est à 68 degrés (ce coin là est à éviter!), et l’ensemble (ainsi que les baigneurs a posteriori, gloups…) sent fortement le soufre…

Il faut signaler tout de même que la sortie au Salar n’est pas une sinécure, même si on y fait principalement de la voiture. Katherine à l’aller, Anna au retour souffrent de nausées, probable mélange entre le mal de l’altitude (nous sommes à 4200m d’altitude), les cahots et tournants de la route et de la poussière que nous respirons immanquablement sur cette piste très empruntée. La bouteille à oxygène aide à passer le cap, et je bénis le fait d’être tout a fait acclimatée à l’altitude.

Reflets incroyables du volcan Parinacota.

Le lendemain, la voiture est bien vide: Katherine et Anna ne souhaitant pas renouveler leurs mésaventures en altitude préfèrent se reposer et découvrir tranquillement Putre. C’est au son de Metallica à fond dans le van que nous nous mettons donc en route vers le lac de Chungara et les lagunes de Cotacotani avec Ernest. Les photos parlent d’elles-même, et il est très difficile de les choisir ! Le volcan Parinacota a une forme quasi parfaite qui n’est pas sans rappeler le fameux Mt Fuji. Et ses reflets dans les deux plans d’eau doivent lui rappeler quotidiennement qu’il est le plus beau…

Lagunas Cotacotani.

Lagunas Cotacotani.

4 Comments

  • Anne-Laure
    15/11/2013 at 12:22 · Répondre

    C’est beauuuuuuuuu

  • Lucie
    11/11/2013 at 19:24 · Répondre

    Magnifiques paysages et photos !

  • ChtiteCo&Family
    11/11/2013 at 11:43 · Répondre

    Epoustouflantes photos…
    Tu es une vraie montagnarde maintenant 🙂 Tu vas tenir une de ces formes à la descente…

  • Mum
    11/11/2013 at 10:46 · Répondre

    Encore de superbes photos Stef! Merci de nous les faire partager.


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