VTT et marche autour de Nelson

VTT et marche autour de Nelson

La région de Nelson est connue pour être particulièrement ensoleillée. Après avoir essuyé un cyclone, nous avons pu goûter aux doux rayons qui ont bâti cette réputation.

Le ciel se dégage sur la baie.

Le ciel se dégage sur la baie.

 

Hardis sur la pédale sur le Dun Mountain Trail!

Une piste VTT a été aménagée à quelques kilomètres de Nelson. Elle emprunte le tracé d’une ancienne voix ferrée à la montée, puis c’est du single-track de niveau « Intermédiaire » pour redescendre. Après notre sortie dans les Redwoods à Rotorua et toutes nos randonnées, nous sommes partis confiants sur le plan technique comme physique.

Petite pause dans la montée pour admirer la vue.

Petite pause dans la montée pour admirer la vue.

Et finalement, ça n’aura pas été de la tarte! Les 40km se font sentir, et si la montée est régulière, elle est longue!! On émerge quelques (trop rares?) fois de la forêt pour savourer la vue qui s’étale à nos pieds. Qui croirait que l’on est parti du centre ville il y a quelques heures? Heureusement, le col finit par être atteint, il était temps…

Le single-track de descente n’est pas facile non plus, nous sommes secoués comme dans une machine à laver (les mains continuent de vibrer même à l’arrêt!), ça tourne en épingles à cheveux dans la caillasse, et il vaut mieux rester concentré sur le chemin (loin devant le regard!) que sur le paysage! Mais c’est sympa quand même, et on sent les progrès venir! Et puis, après toute cette montée, on a la récompense d’une descente en continu pendant loooooongtemps, ce qui n’est pas dans nos habitudes.

Ouf, pas mécontents quand même de retrouver un chemin moins technique (zzzzzouiiii enfin on peut accélérer sans risque), puis la route qui nous ramène au centre ville… Lessivés (dans tous les sens du terme sauf ceux impliquant de ne pas être couverts de boue), avec quelques petits bleus mais rien de cassé, mais contents de « l’avoir fait »…

Au pays d’Arthur.

On sent que la légende du roi Arthur était bien présente chez les explorateurs qui ont eu à nommer les sommets néo-zélandais. Ainsi il y a la région du « Arthur’s Pass » avec les monts Lancelot, Genièvre et consort, et bien plus au nord le Mont Arthur et la « Tableland ». C’est là que nous nous dirigeons pour une randonnée sur deux jours, avec nuit dans un refuge du DOC. Cette randonnée est très bien notée sur rankers.co.nz, et nous a été fortement recommandée par une locale.

La première journée commence par une épreuve pour le campervan: monter jusqu’au Flora Car Park. Difficile de savoir à l’avance si cela lui sera possible, tous les échos sont « c’est pentu, ça tourne beaucoup, mais pas besoin d’un 4×4, peut être que vous passerez ». Finalement nous arrivons au bout de la piste avec notre Toyota Hi-Ace aménagé… L’eau du fluide de refroidissement bouillonne mais le moteur a tenu bon!

Une belle forêt que nous admirons tranquillement.

Une belle forêt que nous admirons tranquillement.

Pour nous cela commence tout doucement, ce qui n’est pas plus mal car nous sommes encore en récupération du VTT. Une belle piste en descente pendant 2h, puis cela remonte sur un chemin qui serpente pendant deux autres heures. Le tout dans une forêt superbe, qui évolue au fur et à mesure avant de laisser place à une steppe herbeuse et la vue sur la chaîne d’Arthur!

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Le refuge est désert quand nous y arrivons, et nous nous offrons une belle sieste ! Seuls deux anglais à la retraite nous rejoindront, pour une soirée sympathique et une bonne nuit.

La deuxième journée commence par un beau lever de soleil au petit-déjeuner, avant que nous nous élancions sur le circuit des « potholes », les effondrements de terrain qui caractérisent le relief de la région. Puis nous traversons une forêt qui semble presque hantée, slalomant entre les arbres et grimpant sur les racines!

Prochaine épreuve: la Pyramide de Gordon, dont il s’agit d’atteindre le sommet, qui nous offre un nouvel angle sur la chaîne et le mont Arthur.

Vue depuis la Pyramide de Gordon, en direction du refuge d'où nous venons.

Vue depuis la Pyramide de Gordon, en direction du refuge d’où nous venons.

 

Puis nous suivons le « chemin » qui tire tout droit sur les crêtes. Entre les immenses touffes d’herbes hautes, nous ne voyons même pas nos pieds! Le balisage laisse parfois perplexe, comme devant une paroi quasi-verticale et couverte de végétation. Un piquet en bas, un piquet en haut, et pour escalader tout ça, et bien on se débrouille! Généralement c’est une fois en haut qu’on se dit « ah oui, c’était peut être par là » (lire: pas du tout par là où nous sommes passés…). Pas de tout repos mais on se sent bien plus aventurier que sur les chemins bien préparés!

14h, le déjeuner est englouti, et nous sommes à la bifurcation: à gauche, retour direct à la case départ, à droite l’ascension du Mt Arthur, dont l’estimation à 1h de montée nous semble très optimiste. Mais quitte à être là, difficile de partir sans aller rendre visite au maître des lieux!

Montagne-éponge en face !

Montagne-éponge en face !

Plus nous nous approchons, plus l’estimation semble décalée par rapport aux habituels temps largement estimés du DOC. Le chemin est bien raide, caillouteux, parfois exposé, et le sommet d’Arthur se situe au dessus d’un mur qui semble infranchissable. Mais au pris de quelques acrobaties, le chemin le contourne, et nous nous retrouvons au bout d’1h15 de montée sur le sommet bien plat du Mont Arthur. La vue est superbe, mettant particulièrement en relief les affaissements dont ces montagnes font l’objet. Celle d’en face ressemble à une éponge tant elle est trouée!

Vue depuis le sommet du Mt Arthur.

Vue depuis le sommet du Mt Arthur.

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Bel arbre à la descente !

Qui dit acrobaties à la montée dit prudence à la descente, car il ne faudrait pas se faire une cheville ici… Mais tout se passe bien, et la redescente se passe dans une douce torpeur, après les efforts de la journée. Nous dépassons la Arthur’s Hut (ouf, enfin possibilité de faire le plein d’eau, j’avais fini mon camelback au sommet), et continuons vers le parking, où nous retrouvons nos deux anglais qui nous ont devancés. Il reste à Nicolas à négocier avec maestria la raide descente en van, et nous revoilà sur la route, presque comme s’il ne s’était rien passé. Un peu plus sales et un peu plus fatigués peut être quand même, mais contents de la balade!

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